DYSLESIA

Qui n’a pas entendu parler de ce combo Lyonnais ? Ils ont donné un centaine de concerts en un peu plus de deux ans et se sont forgés une solide réputation en France. " Who dares win " est le second cd du groupe, et pour cette nouvelle étape c’est Dennis Ward (PINK CREAM 69, VANDEN PLAS...) qui s’est chargé de la production... Un second pas vers une stature internationale !

C’est Fabrice qui répond à nos questions :

On va commencer par le début, tu es le nouveau guitariste du groupe, peux-tu nous dire pourquoi Yves ( ton prédécesseur) a quitté DYSLESIA et comment ton intégration s’est faite ?

Autant que je sache il avait un problême d’emploi du temps. C’est vrai que le groupe nous prend beaucoup de temps et nous avons des sacrifices à faire du côté privé et du côté professionnel... à un moment donné si tu deviens juste dans ton travail ou si la personne avec laquelle tu vis, ne le supporte plus et bien tu ne peux plus suivre... C’est un peu ce qui s’est passé pour lui. Moi je me suis retrouvé là un peu par hazard car en fait j’ai rencontré Roger (le manager du groupe) 2 mois avant, nous avions échangé des idées et c’est vrai que nous avons la même façon de voir les choses. Il m’a beaucoup parlé de DYSLESIA qui fait énormément de sacrifice pour réussir à percer, et c’est ce que j’avais envie de faire. Il m’a contacté quand Yves n’a plus pû assurer les concerts, c’était en mars 2000 et logiquement cela devait durer jusqu’en juin, j’ai eu trois jours pour apprendre leur répertoire et puis nous avons donné ces concerts... Mon entrée dans le groupe s’est faite de manière progressive et le courant est passé très vite entre nous. Je n’ai pas trop participé à l’expérience du premier album, mais par contre j’ai pû m’exprimer librement sur ce second album et c’est ça qui est génial.

Tu as donc participé à l’écriture des morceaux....

Oui, quand je suis arrivé ils avaient déja 4 titres de prêts, qui étaient plus Heavy et directs. Je me suis inspiré de cela pour composer d’autres morceaux, tout en respectant certains de leurs formats, comme les breaks par exemple... De juin à août nous avons donc bouclé la composition avec Franck et ensuite nous avons fait tous les arrangements à 5. Ensuite nous sommes partis en Allemagne avec nos 12 titres et finalement nous en avons écarté 2. Nous avons écarté de suite "In a distant sky" que nous avions enregistré sur la démo 4 titres en mai. Dennis Ward est venu en août pour commencer la pré-production et il avait proposé énormément de modifications dessus, et à la réflexion ces idées ne nous plaisaient pas du tout. Du coup quand nous sommes arrivés en Allemagne il était resté tel quel et faisait double-emploi avec " Who dare wins ", en plus Dennis ne croyait pas trop en ce titre, alors nous avons préféré l’écarter. Par contre "Save me from here " a été enregistré en ce qui concerne tous les instruments, mais nous n’avons pas eu le temps de faire le chant. Avec 25 jours de studio Dennis a préféré ce concentrer sur 10 titres plutôt que d’en faire 11 à moitié.

Quel a été ton passé musical avant de rejoindre DYSLESIA ?

J’ai à peu près le même âge que les mecs du groupe, j’ai commencé la musique au milieu des années 80 en étant très influencé par les groupes de la N.W.O.B.H.M. Au fil des opportunités j’ai été un peu détourné du Heavy, au début des années 90 j’étais dans un groupe de Blues : NEW WALKING BLUES avec lequel j’ai pas mal tourné... en fait je me suis remis au métal il y a vraiment trois ans. Quand j’ai contacté Roger je jouais dans NINE LIVES, nous avions été chroniqués dans Hard Force il y a environ 1 an. C’était assez Power métal, je m’éclatais bien, mais cela n’était pas vraiment mon élément, les autres musiciens avaient une décénnie de moins que moi... j’adhère à cette vision de la musique, mais je suis peut être moins récéptif et inspiré que dans dans un groupe comme DYSLESIA.

Sais-tu pourquoi le groupe a choisi de travaillé avec Dennis Ward particulièrement ?

Il y a plusieurs raisons. Tout d’abord la volonté de travailler avec lui à l’écoute de tous les groupes qu’il a enregistré et ensuite car on a pas l’impression que tous ces groupes ont le même son, nous étions sûrs qu’il capterait le son de DYSLESIA et arriverait à l’optimiser. Il y avait aussi la volonté d’aller de l’avant, ce que reprend le titre de l’album, mais aussi d’être encore plus crédibles aux yeux du public et des médias français. On a franchi le cap et nous sommes allés enregistrés en Allemagne avec un producteur américain. Roger était déja en contact avec lui, et il était intéressé pour travailler avec nous. La première rencontre s’est faite au festival de Raismes.

Comment définirais-tu son rôle ?

Cela dépend vraiment des titres. Quand il est venu en aôut il nous a vu en répétition. Il avait déja fait du travail sur la démo et certaines modifications ne s’entendaient quasiment pas, il s’agissait d’attendre un temps de plus avant d’entamer telle ligne de chant etc... cela va de petites choses comme cela à des changements de structures mais il n’a pas composé d’autres choses en plus, son rôle a été celui d’arrangeur. Tous les morceaux que nous avons composé après sa venue n’ont pas bougé, nous nous sommes inspirés des conseils de Dennis pour être le plus efficace possible. Nous avions un jour de studio consacré uniquement à la préproduction au tout début en octobre, et il n’a pas eu lieu car il a accepté tout ce que nous lui avons proposé.

Est-ce que d’après toi cette volonté de faire différent des titres de " My own revolution " traduit une certaine lassitude de ce répertoire ?

Et bien il y a eu 1 an et demi de tournée après cet album, tu peux donc voir les réactions des gens. Par exemple lorsque nous avons joué à l’Elysée Montmartre tu pouvais voir les fans qui étaient avec nous qui avaient du mal à revenir dans le titre après certains breaks... d’où l’envie de faire plus efficace, d’aller à l’essentiel. C’est le vécu de la scène qui a apporté cela et il y a aussi l’évolution des musiciens, car certains morceaux dataient de 4 ou 5 ans. " Who dare wins " est le reflet d’une période plus courte, mais mine de rien nous avons gardé 4 titres du premier album pour la prochaine tournée : " My last wish ", " lissi valeme " " Lost illusions ", " Light and dreams " et quand tu les joues à côté des nouveaux morceaux tu ne sens pas une grande différence, quelque part cela annoncait ce qui se passe sur le nouvel album. Les autres musiciens de DYSLESIA sont sincères et je ne pense pas qu’ils soient lassés des anciens titres, il y a même certains titres, pas forcément taillés pour la scène que l’on regrettait de ne pas faire certains soirs car on les adore, je pense à " My own revolution " ou " Like a prophet " que l’on jouait rarement. C’est vrai que ce changement de style fait planner de l’opportunisme sur nos têtes mais cela n’est pas du tout le cas, c’est vraiment du ressenti par rapport à notre public. C’est en jouant les morceaux sur scène que tu vois les points forts et faibles.

Le chant est aussi très suprenant, donnant l’impression d’avoir à faire à un nouveau groupe...

Oui, ça aussi c’était une volonté du groupe, d’être plus " posé ". Je pense qu’un titre comme " Fallen angels " aurait mérité d’être moins dans les aïgus au niveau du chant par exemple. Si tu restes toujours plafonné là-haut, la mélodie le subit fatalement. Le but de ce nouvel album était aussi de pouvoir en repérer les mélodies, pour Thierry c’était un challenge de chanter dans ces registres-là. De toutes façon nous avons tous eu notre part de " gages " et de challenges, rien que le morceau que Luca Turilli nous a composé, avec tous ces arrangements en était un. Le tempo de ce morceau est de 168, et encore au début il était au tempo 180 !

Comment avez bossé avec Luca ?

Et bien cela s’est fait avec lui. Il a tout d’abord proposé de nous écrire une chanson et nous a demandé un refrain. C’est Thierry qui lui en a proposé un et ensuite Luca a commencé à broder dessus. Le solo a été monté par Franck. Nous avons tous participé aux arrangements, et ce qui est étonnant avec Luca c’est que jusqu’au dernier moment le titre peut être modifié, il n’est pas figé. Nous devions rentrer en studio au début du mois d’octobre et en fait nous avons été repoussés d’une semaine, mais tu vois si nous étions allés plus tôt en studio ce titre ne serait pas comme il est aujourd’hui, Luca a changé des trucs durant cette fameuse semaine... il se remet sans cesse en question. Il avance tellement vite...

Site officiel de DYSLESIA : www.dyslesia.fr.fm

Site officiel de MUSIC DIVISION : www.musicdivi.com

 

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